Epeler les noms de l'infantia

Chantal Delourme

Résumé


A la lumière de l'intersection entre les champs de la philosophie et de la psychanalyse que la lecture par Lyotard de Freud fait apparaître, cet article s'engage à explorer quelques uns des noms par lesquels divers psychanalystes, Freud bien sûr, mais ici également Winnicott, Ferenczi1, auront contribué à épeler chacun à leur façon la « misère initiale de l'enfance » que Lyotard baptise du nom d'infantia. La mise en regard des écritures auxquelles elle donne lieu chez chacun, tantôt sous les traits de l'écriture théorique, tantôt sous ceux de l'écriture clinique, viendra en retour éclairer certains enjeux de la lecture de Freud par Lyotard, mais aussi en proposer certains déplis, voire interroger les termes dans lesquels ils se formulent. Ainsi, par le biais de cette mise en regard des manières dont discours philosophique et discours analytique épellent l'infantia, on pourra appréhender le paradoxal actuel de l'infantia à travers différents éclats de son prisme kaléidoscopique.


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